La Banque mondiale et les jeunes questionnent l’avenir du Cameroun

Posté par odiga le 29 février 2008

 

 
   
   
 

Célébrée dans tout le pays le 11 février de chaque année, la Fête nationale de la jeunesse a donné l’occasion en 2008 à une série d’activités et d’échanges tout au long de la semaine de la jeunesse. Occasion pour la Banque mondiale, de questionner l’avenir du Cameroun avec les jeunes futurs économistes du Collège La Retraite de Yaoundé.

Le 21 février 2008 — Pendant près de deux heures, les jeunes se sont entretenus à bâtons rompus avec le personnel de la communication de la Banque et du réseau Jeunesse, Paix et Développement sur des thèmes aussi divers que la pauvreté, le chômage, les mécanismes et instruments de financement de la Banque ou encore les perspectives de développement du pays.

« L’échange de ce jour avec les Responsables de la Banque mondiale nous a édifiés sur les perspectives de développement du Cameroun. Cependant, l’avenir des jeunes au Cameroun, reste un sujet de grand questionnement » a révélé Maurice du Club des élèves-économistes du Collège La Retraite. Cette préoccupation, qui est partagée par la plupart de ses camarades, résulte de la situation actuelle des jeunes au Cameroun.

jeunesse

Le 11 février est la Fête nationale de la jeunesse. © Banque mondiale

Les jeunes et le chômageLes dernières décennies ont été marquées par une augmentation significative du nombre de jeunes de 15 à 35 ans au Cameroun. Selon la deuxième Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM II), cette tranche d’âge représente 30,3% de la population totale du Cameroun, soit environ 4 689 505 individus pour une population totale estimée à 15,5 millions. Selon la même source, 47,2% de cette population vit en zone urbaine contre 52,8% en zone rurale. D'une manière générale, cette jeunesse est particulièrement touchée par la pauvreté. À l’échelle nationale, en référence aux données d’ECAM II, ce sont 36,68% de l’effectif global des 15-30 ans qui en souffrent. Cette pauvreté se manifeste de diverses manières et a des effets pervers sur leur développement notamment sur le plan de l’éducation, de la santé ou de la formation professionnelle.

Les jeunes sont la catégorie sociale la plus touchée par le chômage. Ainsi, à l’échelle nationale, 12,57% des 20-29 ans en sont affectés. Dans les zones urbaines, ils sont de 20,74% contre 5,33% en zone rurale. Ce taux de chômage, notamment dans les villes, résulte non seulement de l’exode rural, mais aussi de la réduction des offres d’emplois dans le secteur moderne alors qu’on assiste, avec la démographie galopante, à une forte offre de main d’œuvre plus ou moins qualifiée. Cette situation traduit l’étroitesse des capacités d’embauche des secteurs public et privé. Elle marque également les insuffisances du dispositif actuel d’insertion socio-économique des jeunes à travers l’absence de mécanismes appropriés et intégraux de promotion de l’auto-emploi en faveur des jeunes. La Banque mondiale et la jeunesseLe 4 février dernier, les jeunes futurs économistes du Collège La Retraite de Yaoundé ont appris comment la Banque mondiale travaille, y compris le cycle des projets, et ce qu’elle fait au Cameroun, à la grande satisfaction de près de 200 jeunes présents à cette rencontre. L’équipe de la Banque a également présenté le Centre d’information du public, qui est une bibliothèque de référence, et le réseau Jeunesse, Paix et Développement (YDP pour Youth Development and Peace Network).

La Banque mondiale a intensifié, au cours des deux dernières années, son action en faveur des jeunes dans les pays développés et en développement. Elle sait que la jeunesse représente une puissante force de changement, une dynamique sociale essentielle et qu’elle doit être habilitée pour participer activement au travail de développement et à la prise de décisions dans leur pays.

La jeunesse

Les jeunes futurs économistes studieux et attentifs tout au long des échanges. © Banque mondiale

Cette conviction s’est notamment matérialisée par le dynamisme du réseau Jeunesse, Paix et Développement (YDP) et par une cartographie des associations de jeunes dont les conclusions viennent d’être présentées au Ministère camerounais de la jeunesse. Les objectifs de cette initiative sont d’identifier des organisations actives dans le secteur des jeunes dans les dix provinces du Cameroun. Cette base de données permet de savoir qui dirige ces associations (des jeunes ou des partenaires bi/multilatéraux et les agences et Programmes des Nations Unies), ce qu’elles font (leurs domaines d’activités et leurs réalisations concrètes sur le terrain), ainsi que d’évaluer leurs capacités, leurs forces, leurs besoins. Dans le même sens, un programme d’échange des connaissances et de renforcement des capacités des organisations de jeunes a été conduit en 2007. Grâce à ses échanges, plusieurs organisations ont allié leurs forces pour représenter activement les intérêts des jeunes dans la société et vis-à-vis des pouvoirs publics.D’autre part, les partenaires au développement, associations, organisations de la société civile et congrégations religieuses appuient le Gouvernement du Cameroun pour résoudre cette épineuse question de l’avenir des jeunes. Les différents acteurs sociaux, y compris la Banque mondiale, veulent désormais impliquer d’avantage de jeunes dans la résolution de leurs propres problèmes.

Par Henri Laurent Bateg, Responsable de la communication

 

Banque Mondiale

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Les Ape expliques aux étudiants

Posté par odiga le 23 février 2008

Une conférence sur les Accords a été organisée hier au campus de cette institution. 

 

• Ils ont montré de l'intérêt pour le sujet de la conférence dont ils étaient par ailleurs les initiateurs au sein de leur asso­ciation à l'Institut des relations internationales du Cameroun (Iric). Les étudiants de Marketing et finances interna­tionales qui ont souhaité en savoir un peu plus sur les Accords de partenariat écono­miques (Ape) dont un accord intérimaire a été paraphé le 17 décembre 2007 par les autorités camerounaises. Ils ont organisé une conférence sur le thème Ape : enjeux stratégiques et pers­pectives au lendemain de la signa­ture par le Cameroun de l'accord intérimaire “. Et pour en parler, qui mieux que Chantai Elombat Mbedey, conseiller technique au ministère de l'Economie, de la planification et de l'aménage­ment du territoire (Minepat), aurait pu être plus averti ? 

De toutes les négociations menées dans le cadre des négo­ciations menées et ayant abouti à l'accord intermédiaire pour le Cameroun, Mme Elombat a expliqué va que cet accord va s'étendre sur une période de 15 ans. Elle a notamment exposé sur les raisons de la signature d'un accord intermédiaire unila­téral par notre pays. Pour Chantil Elombat ” Le Cameroun 

devait préserver certains de ses pro­duits. En ne paraphant pas l'accord avant le 31 décembre 2007, certains produits comme la banane devaient payer des droits de douane et on aurait assisté à la réduction des quantités de ces produits proposés sur le marché international par notre pays “. 

Unilatéralisme 

Une décision unilatérale prise par les autorités de Yaoundé après les difficultés observées au niveau sous régio­nal. Sur la genèse même de ces accords, l'on apprendra qu'ils sont la conséquence logique de la mise sur pied de l'Organisation mondiale du commerce (Omc). Avant son avènement, le régime commer­cial entre les pays Acp (Afrique Caraïbes et Pacifique) étaient jusque-là à l'avantage de ce groupe qui était constitué de 77 Etats. La mise sur pied de l'Orne entraînait donc de nouvelles règles dans le commerce inter­national. La négociation d'un nouvel accord s'avérait donc indispensable, et bien que forts de leur nombre, les Acp se sont vus imposer la dislocation de leur ensemble et la naissance de 6 instances sous régionales. 

Ce qui était un avantage pour les Acp au départ, allait s'avérer un inconvénient, car les pays dans les ensembles sous régionaux allaient avoir du mal à s'entendre, pour le plus grand bonheur de l'Union européenne (Ue). Les participants à la confé­rence d'hier ont ainsi pu apprendre que les Ape avaient pour but de réorganiser le régi­me commercial entre les Acp et l'Ue. Ceux-ci devaient avoir pour pilier, le commerce et le développement, avec pour fina­lité, la croissance économique. Mais sa réalisation ne serait ren­due possible que ” dans un envi­ronnement de paix, de bonne gou­vernance, d'intégration régionale, et avec des infrastructures de base existantes “. 

Financement 

Ils apprendront également que dans le cadre de cet accord d'étape, le Cameroun a accepté d'ouvrir son marché à 80% et sont ainsi concernés, les pro­duits de première nécessité, alors qu'en sont exclus, les pro­duits fabriqués localement. Sur le financement des Ape, Chantai Elombat a indiqué qu'il n'existe pour l'instant que le Fonds européen de développement (Fed) doté de 150 millions d'eu­ros, soit près de 100 milliards de francs dont environ 70% pour les Ape.Chantal Elombat a tou- 

tefois tenu à préciser que ” les Ape sont d'abord l'affaire du sec­teur privé “, même s'il elle a rele­vé le caractère encore embryon­naire de celui-ci au Cameroun. Sur la situation des pays de la zone Cemac à laquelle appar­tient le Cameroun, les difficultés selon l'orateur sont liées au sta­tut même de chacun des Etats membres. 

Une zone constituées 5 pays. qui compte parmi les moins avancés au monde, et 3 autres (Gabon, Congo et Cameroun) qui bénéficie d'un autre statut. Si le Cameroun a paraphé son accord d'étape le 17 décembre dernier, le Gabon s'est pour sa part interdit de signer les Ape avant 2020. Les préoccupati'&hs des étudiants ont porté sur les capacités d'offre de production de l'Afrique dans un environne­ment où chacun devra présenter ce qu'il a produit. Pour sa part, le directeur adjoint de l'Iric, Jean Louis Atangana Amougou qui assurait la modération des échanges a tenu à préciser que les ” Ape n'ont pas été signés par le Cameroun, mais qu'il s'agit d'un accord d'étape qui a simplement été paraphés “. Une différence qu'il a invité les stagiaires diploma­tiques et les étudiants de l'Iric à faire. 

  

 

Mutations 

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10 février 2008 : Le discours de Paul Biya à la Jeunesse

Posté par odiga le 22 février 2008

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Chers jeunes compatriotes,

 Dans le passé récent, j'ai, à plusieurs reprises, exhorté les Camerounaises et les Camerounais à prendre conscience des changements importants qui sont en train de bouleverser le monde qui nous entoure.
Face à cette situation mouvante et complexe, il est très difficile de prévoir ce que sera le monde de demain.
Nous devons donc consolider et développer nos acquis, en mettant à profit les conditions de stabilité et de paix dont bénéficie si heureusement notre pays.

Ceci me donne l'occasion de déplorer les attaques venues de l'extérieur dont le Tchad, pays frère et ami, a été récemment l'objet. En accord avec la communauté internationale, je voudrais exprimer ici à nos frères tchadiens notre solidarité agissante et notre vive réprobation devant toute tentative de déstabilisation par la force d'un pouvoir légitime.

 Chers jeunes compatriotes,

Face aux incertitudes de l'avenir, vous devez vous préparer à aborder dans les meilleures conditions un nouveau paysage mondial dominé par la compétition.
Au problème ainsi posé, il n'y a, selon moi, qu'une seule véritable réponse : acquérir par l'éducation la plus haute qualification possible.
Ce parcours commence dès l'école primaire où l'on enseigne les notions fondamentales. On ne saurait trop en souligner l'importance. C'est la raison pour laquelle nous avons décrété il y a quelques années la gratuité de l'enseignement à ce niveau afin de donner son véritable sens à l'égalité des chances. Donc, nous continuerons à construire de nouvelles écoles, à recruter de nouveaux enseignants, comme nous nous étions engagés à le faire. Sachez que l'éducation de base dispose du 4ème budget de l'Etat.
L'effort a été encore plus marqué s'agissant des enseignements secondaires qui bénéficient du premier budget de l'Etat. A ce stade, où commencent à se dessiner les vocations, il est important que les élèves puissent avoir accès à des matériels didactiques modernes, de locaux techniques appropriés et d'équipements de technologie d'information et de communication, tous éléments indispensables aux premiers pas vers la professionnalisation.
Comme l'an dernier, je m'attarderai un peu plus sur l'enseignement supérieur. A la fois parce que les étudiants sont les plus immédiatement concernés par l'adaptation à la nouvelle donne mondiale que j'ai évoquée plus haut et aussi parce que notre Université a entamé sa grande mutation.
Je rappellerai d'abord les problèmes auxquels elle doit  faire face : des effectifs pléthoriques (plus ou moins 140 000 étudiants), de faibles capacités d'accueil, un chômage considérable des diplômés, un manque d'interaction avec le monde socioprofessionnel et une offre insuffisante de formations professionnalisantes.
Pour y répondre, il a été nécessaire de mettre au point un programme d'appui à la composante technologique et professionnelle de l'enseignement supérieur. Ce programme vise à améliorer la capacité des filières concernées à accompagner le développement socio-économique du pays, notamment dans les domaines de la santé, de l'ingénierie et de l'éducation.
Pour vous donner une idée des résultats attendus à la fin de la première phase du programme (de 2007 à 2012), on prévoit que :
Pour la filière médicale, le nombre de médecins formés passera de 85 à 450 par an, de pharmaciens de 0 à 125, de chirurgiens-dentistes de 0 à 125, de techniciens de santé de 140 à 200.
Pour la filière technologique, le nombre d'ingénieurs augmentera de 500 à 1000 par an.
Pour la filière normale, le flux de diplômés progressera de 2500 à 3260 par an.
  Par ailleurs, en octobre dernier, nous avons mis en route le système LMD (licence, master, doctorat), l'accent étant mis sur la professionnalisation des enseignements. L'objectif est qu'à chaque étudiant puisse correspondre un emploi. De la même manière et conformément aux engagements pris, plusieurs facultés et filières nouvelles ont été ouvertes à la rentrée 2007 à Douala, Ngaoundéré, Yaoundé I, Buéa et Dschang.
En 2008, il est prévu de créer une zone franche universitaire pour la formation de technologues de haut niveau ainsi que deux universités virtuelles dont une à vocation sous-régionale. Egalement, dans le courant de cette année, devrait démarrer la construction de l'Ecole Normale Supérieure de Maroua, tandis que des filières médicales et biomédicales seront introduites à Dschang et  à Ngaoundéré.

Au titre du programme déjà mentionné, l'offre en infrastructures académiques et sociales sera développée sous forme de constructions nouvelles à Buéa, Douala, Bamenda et de réhabilitations d'établissements existants à Yaoundé I, Dschang et Ngaoundéré. A quoi s'ajoutera l'édification de bureaux et de cités universitaires en différents endroits.
Ainsi que  vous le constatez, nous ne sommes pas restés inactifs. La meilleure façon de vous préparer à entrer dans la civilisation du 21ème siècle et d'en relever les défis est incontestablement de former des générations d'intellectuels et de scientifiques de haut niveau, voués à la culture de l'excellence.
C'est précisément ce que nous essayons de faire.

Il va de soi que la remise à niveau de l'ensemble de notre système éducatif ne produira pleinement ses effets que dans quelques années. En attendant, le gouvernement se doit, par diverses actions, d'encadrer notre jeunesse, à la fois pour la guider dans ses choix, la préparer à une bonne insertion dans la vie professionnelle et sociale, la protéger contre les dérives éventuelles et renforcer sa formation morale et civique.
Pour cela, il nous fallait élaborer une véritable politique nationale de la jeunesse, qui vise à favoriser une meilleure participation des jeunes aux circuits de production, à promouvoir les valeurs indispensables dans une société démocratique et solidaire et à défendre notre identité culturelle. C'est quasiment chose faite avec le Plan Jeunesse dont la version finale verra le  jour dans le courant de l'année.
Le plus  urgent est sans doute d'associer notre jeunesse à l'œuvre de  développement de notre pays. Dans cet esprit, il a été jugé utile de procéder à une réorganisation du mouvement associatif et de mettre en place le Conseil National de la Jeunesse. Celui-ci sera opérationnel dans quelques mois. Représentatif des jeunes de nos 10 provinces, il supervisera le fonctionnement des associations et des mouvements de jeunes et d'éducation populaire impliqués dans les actions de développement.

Je me dois également de signaler le rôle du Service National de  Participation au Développement qui se propose de faciliter le réarmement moral et l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. La loi instituant le service civique, votée en 2007, entrera en application en 2008. Enfin, l'organisation de colonies de vacances, puissant facteur de socialisation, sera poursuivie dans les prochaines années.
Mais le problème le plus lancinant reste celui de l'accès des jeunes à l'emploi et à l'auto-emploi. Le Ministère de la Jeunesse s'y est attaqué en liaison avec le Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle et le Ministère des PME, de l'Economie Sociale et de l'Artisanat. Deux importants projets ont été lancés en novembre dernier :
- le Programme d'Appui à la Jeunesse Rurale et Urbaine  dont l'objectif est de promouvoir l'insertion socio-économique des jeunes non scolarisés ou déscolarisés ;
- et le Projet d'Insertion Socio-économique des Jeunes par la création de micro-entreprises de fabrication de matériel sportif.
Ces deux projets ont immédiatement suscité un grand engouement. Plusieurs milliers de jeunes, surtout à Yaoundé et à Douala, se sont inscrits pour y participer. On estime qu'à moyen terme des centaines de micro-entreprises pourraient ainsi voir le jour.

Au plan général, je dois signaler les efforts qui sont faits en vue de parvenir à un partenariat entre les services publics et le secteur privé, partenariat axé sur la promotion des opportunités d'emploi et de stages pour les jeunes. Dans cette perspective, l'organisation interne des Universités d'Etat a été complétée avec la mise en place d'un poste de Vice Recteur chargé des relations avec les Entreprises. Dans le même esprit, un Plan d'Action National pour l'Emploi des Jeunes est en voie d'élaboration. Il s'agit de définir une stratégie visant à promouvoir l'emploi spécifique des jeunes. Parallèlement, le Fonds National d'Insertion des Jeunes devrait être opérationnel dès cette année. Il a pour vocation de mettre à la disposition des jeunes des crédits pour développer leurs micro-entreprises. Enfin, le démarrage prochain de grands projets dans le secteur énergétique et minier contribuera à la création de nombreux emplois.
Chers jeunes compatriotes,
Vous le voyez, la Nation fait tout ce qu'elle peut pour vous assurer les meilleures conditions de préparation à l'entrée dans un monde incertain. Elle le fait sans hésiter, car vous êtes ses  enfants et vous incarnez son avenir et ses espoirs.
Mais elle  attend de vous que vous fassiez le bon usage des facilités qu'elle met à votre disposition. Elle vous fait confiance. Elle ne doute pas que, par votre sérieux et votre travail, vous serez demain les éminents professeurs, médecins, ingénieurs, serviteurs de l'Etat, dont nous avons besoin. Quel que soit le secteur où vous exercerez votre activité, agriculture, industrie, services, fonction publique, etc., notre pays doit pouvoir compter sur votre engagement au service de son développement.
Les grandes ambitions que nous nourrissons tous pour le Cameroun ne pourront en effet se réaliser sans que chacun d'entre vous apporte sa contribution et l'enthousiasme de sa jeunesse.
Les grandes ambitions que nous nourrissons tous pour le Cameroun ne pourront en effet se réaliser sans que chacun d'entre vous apporte sa contribution et l'enthousiasme de sa jeunesse.

A ce point, je souhaite dire toute l'appréciation du peuple camerounais à nos Lions Indomptables qui ont su se hisser jusqu'à la finale de la 26ème Coupe d'Afrique des Nations. Même s'ils ne l'ont pas remporté cette fois-ci, ils n'ont aucunement démérité, car il faut toujours tenir compte de la ” glorieuse incertitude du sport “. Il va de soi qu'ils conservent notre estime et notre confiance. De toute façon, les qualités dont ils ont fait preuve leur assurent incontestablement une place de choix dans l'élite du football mondial.

Bonne Fête à tous et à toutes !
Vive la Jeunesse camerounaise !
Vive le Cameroun !

 

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Des épreuves interrompues à l’université de Douala

Posté par odiga le 19 février 2008

 

  

Samedi dernier, nous devrions composer en méthodes et techniques de recherche et en écono­mie industrielle. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Il y a certainement eu un problème de program­mation. On nous a scindé en deux groupes. Une partie à Ndokoti et une autre à l'Essec, à l'amphi 352 communément appelé 681. A notre arrivée il y avait très peu de places par rapport aux effectifs d'étudiants “, témoigne une étudiante en Finances-Comptabilité niveau 4 (Fico). Elle préci­se : ” Des dizaines d'étudiants se sont retrouvés sans place assise, debout. Nous étions à l'Essec. On nous a d'abord laissé entendre que nous allons composer de 19 à X heures, pour une matière pré­vue à 13 heures. Sachant que l'épreuve dure six heures, ça voulait dire que nous aurions dépassé 24 heures. Mais compte tenu de ce que les difficul­tés n'étaient pas aplanies, les responsables de la programmation des examens ont renvoyé l'épreuve au 25 février “. Pendant qu'à l'Essec, on se débrouillait à trouver la bonne carburation, à Ndokoti, les épreuves avaient déjà été distribuées : ” Finalement, on a dû interrompre les épreuves à Ndokoti, de peur qu'il y ait des fuites “, confie cet autre étudiant. Les deux étudiants déplorent le manque d'infrastructures suffisantes qui contraint les encadreurs à faire du rafistolage systématique lors des examens. 

 

Déconcentration 

Hier dimanche, les étudiants en niveau 4 Fico ont planché sur deux autres matières : ” marchés financiers et management “. Et là, curieusement, la programmation a plutôt été respectée. Mais pour ce faire, les encadreurs dû trouver une subti­lité : ” Diviser en petits groupes l'effectif de ceux qui n'ont pas pu avoir de place assise samedi et les faire composer aux côtés des étudiants de niveaux inférieurs. Ce qui a permis à tout le monde de pas­ser les épreuves dans des conditions à peu près normales “, racontent d'autres étudiants. Lundi, ils boucleront cette série d'épreuves avec deux dernières matières : ” Finances et Comptabilité approfondie “. En espérant que cette ultime jour­née se passe également dans de bonnes condi­tions, les étudiants dénoncent le traumatisme psychologique que provoquent ces tripatouillages bien révélateurs des pratiques culturelles dans notre pays : ” Personne ne se soucie des consé­quences de cette programmation et contre pro­grammation. Le ministère de l'Enseignement supérieur se comporte comme si, pour lui, tout allait très bien. C'est difficile de se concentrer pour la suite des épreuves, quand on ne sait pas ce qui nous attend”, martèlent-ils. Après tout, la jeunes­se a beau être considérée comme le fer de lance de la nation, Paul Biya et son gouvernement ne font rien pour l'empêcher d'être rouillée. 

SOURCES : LE messager 

 

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Les étudiants de l’UCAC parlent marketing

Posté par odiga le 19 février 2008

Les étudiants de l'UCAC parlent marketing

La 9e promotion de Commerce et distribution, parrainée par le Mincom, a organisé un dîner débat vendredi dernier.

 

 

Comment et pourquoi les entre­prises camerounaises doivent-elles pratiquer le marketing re­lationnel ? C'était la principale question au centre du débat organisé vendredi dernier à l'hôtel Mont-Febe par les étudiants de l'Université ca­tholique d'Afrique centrale (UCAC). L'initiative est de la 9e promotion de la filière commerce et distribution, dans le cadre du traditionnel concept « Dîner de commerce-distribution » (DICODI). Pour cette occasion, le ministre de la Communication, Jean-Pierre Biyiti bi Essam, était présent en tant que parrain des « Archers du succès ». Ce dernier n'a d'ailleurs pas manqué d'apprécier le concept qui permet aux étudiants de se frot­ter aux entreprises. Il les a également exhortés à prendre leur cursus scolaire au sérieux. Les discussions portaient sur le thème « L'importance du marketing relationnel dans les entre­prises camerounaises ». Les étudiants ont ainsi pu s'entretenir avec des intervenants de différentes sociétés. Ce thème a pour but, selon le prési­dent de la promotion, Ser­ge Arsène Hombogo, « de développer les compé­tences académiques, voire professionnelles dans ce domaine, et montrer qu'au-delà de la simple re­lation d'achat et de vente qui lie les protagonistes d'un marché, il serait sub­stantiel pour ces derniers de gérer des rapports pro­lixes ». Initié il y a 10 ans, date de la création de la fi­lière commerce et distribu­tion, le DICODI vise à orienter les étudiants dans l'antichambre du monde de l'emploi et de faire connaître la filière.

SOURCES: CAMEROON TRIBUNE

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LES ENFANTS EN DEPERDITION SCOLAIRE AU CAMEROUN

Posté par odiga le 17 février 2008

LES ENFANTS EN DEPERDITION SCOLAIREAU CAMEROUN

Par Gabriel Siakeu


Depuis le début des années 90, le Cameroun, tout comme la plupart des pays africains, vit une véritable régression économique. Cette situation s'est aggravée en 1994 avec la dévaluation du franc CFA. La pauvreté déjà si dramatique a cédé sa place à la misère. Celle-ci s'est généralisée pour devenir la paupérisation.

En effet, dans les campagnes, les prix des cultures de rentes (cacao, café, coton, etc…) ont chuté au moins de moitié. Les salaires ont connu une baisse drastique de l'ordre de 70% en général. Les premières victimes de cette conjoncture ont été les enfants qui ont vu leur droit à l'éducation bafoué.

Au Cameroun, la moyenne de famille est de 7 personnes. Lorsque l'on sait que ” la table du pauvre est maigre et le lit de la misère est fécond “, on peut facilement comprendre que cette moyenne est élevée en zones rurales où l'on peut compter plus de 10 enfants dans une famille. Il est évident que le bien être (droit à la santé, à l'alimentation, au logement, à l'éducation) de ces enfants ne peut être assuré entièrement.

Par ailleurs, puisque les caisses de l'Etat sont vides, ce sont les parents qui sont invités à construire les établissements scolaires, sinon les enfants sont obligés de parcourir des dizaines de kilomètres pour
atteindre leur école. L'enseignement de base, annoncé gratuit, est frappé par un taux de scolarité qui n'est pas à la portée du premier parent et qui oblige celui-ci à choisir parmi sa progéniture 3 ou 4 (tout au plus) parmi ses 10 enfants qui pourront bénéficier des bienfaits de l'école. Evidemment, il va privilégier les garçons au détriment des filles. On va alors assister à deux sortes d'abandon scolaire : volontaire et involontaire.

En réalité, au delà des problèmes évoqués plus haut, la déperdition scolaire au Cameroun est la preuve que l'éducation dans son ensemble est malade. Nous nous devons de diagnotiquer le mal, son ampleur afin de préconiser des solutions.

A- LE TAUX DE DEPERTITION SCOLAIRE AU CAMEROUN :
DES FAITS ET DES CHIFFRES QUI INQUIETENT

1- EDUCATION DE BASE : DESCOLARISATION SANS PRECEDENT

Les taux de scolarisation au Cameroun sont très inférieurs à ceux des pays ayant des revenus par habitant comparables. Ceci est dû à un phénomène de déscolarisation au cours des années 1989-99 , pratiquement sans précédent dans un pays qui n'a pas été confronté à une guerre ou un conflit civil. Ce
phénomène est tel que l'on s'accorde à dire qu'il constitue un risque majeur pour les perspectives de croissance du pays.

Avant de présenter quelques chiffres, il convient de signaler que les statistiques scolaires sont très peu fiables à cause de l'affaiblissement des capacités institutionnelles de l'administration de l'éducation. Officiellement le taux d'inscription brut au primaire est de 81%, alors qu'il était de 112% dix ans auparavent. Mais ce taux est fortement gonflé par les redoublements très nombreux, de l'ordre de 28% chaque année. Pour avoir une idée plus précise du problème, il vaut mieux retenir que la proportion des filles d'âge scolaire qui entrent effectivement à l'école semble s'être stabilisé autour de 58%, et 37% seulement terminent le cycle primaire. Pour les garçons, les proportions sont respectivement de 83% et 60%.

2- ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET SUPERIEUR : SITUATION PLUS GRAVE

Les enseignements secondaire et supérieur ne sont pas mieux lotis que le primaire du point de vue des taux d'inscription, quoique la priorité leur a clairement été donnée au moment de la crise. Ainsi, le secondaire est le seul sous-secteur du système éducatif où les inscriptions, le nombre d'école et d'enseignants croissent rapidement dans le secteur public comme privé. Il n'y a jamais eu de suspension du recrutement d'enseignants du secondaire alors que les écoles normales de formation des maîtres ont fermé entre 1990 et 1995.

D'importantes inégalités régionales et entre les sexes existent. Les taux d'admission au primaire varient de 39% à presque 100% selon les provinces, avec un taux d'admission des filles de 26% dans la province de l'extrême-Nord. Des groupes minoritaires importants (pygmées, nomades, enfants des zones frontalières) n'ont souvent aucun enfant scolarisé. Les taux de passage des écoles primaires aux écoles secondaires sont beaucoup plus importants dans les villes que dans les zones rurales.

L'une des principales raisons est la déficience de l'offre et particulièrement le manque d'enseignants. Les indemnités qui étaient auparavent accordées aux enseignants travaillant dans les provinces qui ne sont pas leur province d'origine ont été supprimées. Ce qui a provoqué un repli graduel des enseignants des régions les plus éloignées vers les grandes villes et, par conséquent, la fermeture d'écoles rurales. Les fonctionnaires du Ministère facilitent ce repli en monnayant les transferts illicites. Ainsi, les parents les plus pauvres doivent donc payer les salaires d'une partie des enseignants dans les écoles pour une qualité d'éducation inférieure à celle des villes. Dans l'Extrême-Nord, région la plus sinistrée, 61% des enseignants sont rémunérés par les parents. Dans le Centre, région la plus riche, ce chiffre tombe à 13%.

Dans les villes , même si le nombre d'enseignants est pléthorique, les classes sont surchargées parce qu'il n'existe pas de salle en nombre suffisant. Ainsi, dans les environs immédiats de Yaoundé, il n'est pas rare de rencontrer des salles de classes où s'entassent 120 élèves.

Ces inégalités sont confirmées par une étude sur les coûts et le financement . Cette étude révèle que le coût par élève supporté par le gouvernement varie de 3 567 FCFA dans les écoles rurales de l'Extrême-Nord, à 30.000 FCFA dans les écoles urbaines du Centre, avec une moyenne nationale de 22.409FCFA

3- QUALITE DE L'ENSEIGNEMENT EN QUESTION

Environ 28% des enfants du primaire redouble chaque année, et 13% d'entre eux abandonnent l'école. Contrairement à une croyance malheureusement fort répandue, le recours excessif aux redoublements est néfaste, autant pour l 'élève que pour la classe comportant des redoubleurs, comme l'on montré maintes études en Afrique Sub-Saharienne, notamment celle de la COFEMEN (PASEC).Par contre, les redoublements coûtent chers à la communauté, puisque lorsqu'il termine son cursus secondaire, l'élève camerounais a en moyenne passé 20 ans à l'école, au lieu de 13 théoriquement nécessaire.

Les redoublements suggèrent également une faible qualification etmotivation des enseignants. Au niveau primaire, 47% seulement des enseignants sont officiellement qualifiés, et les enseignants formés disponibles travaillent le plus souvent dans les villes ou dans le sud du pays. Il n'y a presque pas eu de recrutement d'enseignants fonctionnaires au niveau primaire depuis environ une décennie. Le corps enseignant est de plus en plus composé de contractuels rémunérés soit sur la rubrique “équipement” du budget du Ministère de l'Education, soit directement par les parents. Les conditions de travail et de rémunération sont fortement contestées par leurs syndicats et semblent constituer un handicap sérieux à leur motivation et leur assiduité. Une étude récente du temps d'apprentissage dans les écoles à montrer que, à cause de l'absentéisme des enseignants, les enfants recoivent en moyenne les deux tiers de l'instruction qu'ils sont supposés recevoir.


En 1996-1997, la Banque Mondiale a financé deux études sur les résultats de l'apprentissage au niveau primaire et secondaire. Ces deux études ont confirmé les faiblesses qui étaient somme toutes prévisibles. Mais ont aussi relévé de fortes variations qualitatives entre région, et entre écoles publiques et privées. Ainsi les meilleurs résultats sont obtenus par les écoles catholiques du Centre. Dans le secondaire, les résultats d'apprentissage sont aussi faibles que dans le primaire. Pour presque toutes les disciplines et tous les niveaux, la moyenne de 10 n'a pas été obtenue. Les notes dans le système francophone ont été relativement plus hautes que dans le système anglophone (8 et 8,8 contre 7,9 et 7,4),alors que les taux de redoublements et d'abandon y sont également beaucoup plus élevés dans les écoles anglophones.

4- ENSEIGNANTS ET ENSEIGNES SANS OUTILS PEDAGOGIQUES

La rareté des matériels pédagogiques, notamment les manuels scolaires, menace à la fois la qualité de l'éducation et l'équité de l'accès à l'éducation. Certaines faiblesses sont de nature historique (résultant en partie de l'importance massive de manuels en provenance de la France), tel que le prix élevé des manuels par rapport aux revenus réels d'une grande proportion des ménages, le caractère sous-développé de l'édition locale, l'absence de données statistiques fiables sur la disponibilité des manuels, le manque de parténariat entre secteur public et privé, le manque de spécialistes du livre au sein du MINEDUC, des habitudes de lecture peu développées et l'absence quasi-totale des bibliothèques. Cette situation négative a été sérieusement aggravée en 1998 par l'octroi d'un monopole (pour l'édition, la fabrication et la distribution du livre scolaire) au CEPER S.A (suite à la privatisation de cette ancienne structure étatique créée en 1977 qui ne jouait qu'un rôle minime sur le marché du livre scolaire). Ce monopole a été appliqué au secteur francophone uniquement : il a épargné le secteur anglophone qui est généralement plus solide.

5- GESTION DES RESSOURCES HUMAINES ET MATERIELLES DE L'EDUCATION:
DEUX POIDS, DEUX MESURES.

La gestion est basée sur un système centralisé et autoritaire, dans lequel les décisions font rarement l'objet de concertation avec les bénéficiaires. Sous l'effet combiné de la faiblesse institutionnelle et d'une corruption omniprésente, cette formule a produit des résultats désastreux. Il n'existe pas de relation claire entre les besoins d'écoles primaires et leur construction. Alors qu'une école peut comporter trop de classes, l'école voisine peut n'en avoir aucune. En outre, les batiments de l'enseignement public souffrent de vandalisme ainsi que d'un entretien insuffisant. La répartition des ressources, y compris les enseignants, se fait de matière opaque. Les résultats des examens font l'objet de controverses fréquentes entre syndicats et autorités de tutelle sur l'existence de malversations. Les fonds collectés auprès des parents sont gérés par des Comités de Gestion qui ne représentent pas les Associations de Parents d'Elèves (APE). La désignation des directeurs et des inspecteurs ne répond pas à des critères objetifs et ne se fait pas dans la transparence.

Finalement,il semble que les mécanismes de contrôle de la qualité sont inexistants. A titre d'exemple, dans le primaire, les enseignants s'absentent souvent pour des motifs non autorisés, dans l'impunité la plus totale. Même les inspecteurs qui sont chargés de s'assurer du bon fonctionnement des écoles estiment que les enfants ne reçoivent aujourd'hui que vingt-cinq semaines d'instruction dans les villes et vingt semaines dans les zones rurales, contre trente-six semaines officiellement. Dans l'enseignement secondaire technique, depuis de nombreuses années, il n'existe pratiquement plus aucun lien entre les programmes de formation et les débouchés sur le marché de l'emploi, sans que cela provoque le réajustement qui s'impose. Au contraire, le gouvernement continue à supporter des coûts par élèves de l'ordre de 79.636FCFA en moyenne.

6- FINANCEMENT DE L'EDUCATION : L'ETAT SE DESENGAGE DE PLUS EN PLUS

Le financement public est relativement important, mais est inefficacement utilisé ou subit des “pertes en lignes” très importantes. Environ 75% du budget est reservé aux salaires du personnel. L'inéfficacité de cette dépense est liée à la confusion qui règne dans la répartition du personnel, signalée plus haut. La part non salariale du budget est consommée à divers niveaux, avec une certaine déconcentration des dépenses au niveau des délégations et des inspections, mais pas aux écoles. Cette part non salariale parvient aux ordonnateurs sous forme des bons de caisse, dont une partie non négligeable est détournée. En effet, les entrepreneurs et fournisseurs doivent payer aux agents de l'Etat entre un tiers et deux tiers du montant de leurs factures s'ils veulent être payés par les trésoreries provinciales. En définitive, et pour ce qui reste, plus une école est loin de la périphérie et plus ses chances de recevoir un appui sous n'importe quelle forme sont faibles.

Pour pallier cet état de fait, les parents ont commencé à participer massivement au financement de l'éducation. Ce phénomène a commencé d'abord dans les provinces anglophones et a ensuite remporté l'adhésion des provinces francophones. Ainsi, à la fin de l'année scolaire 1995-1996, plus de 97% des écoles comptaient une APE. L'estimation de la contribution des APE diffère énormement selon les sources, mais elle est néanmois très importantes puisque les APE prennent en charge la rénunération de 28% des enseignants et la plus grosse des dépenses reccurentes des écoles.


Cet élan semble avoir été brisé en 1996-1997 lorsque l'Etat a introduit les contributions exigibles qui s'élèvent actuellement à 1.500 FCFA par an pour le primaire. Ces contributions sont payables d'avance et gérées par des Comités de Gestions, mis en place spécialement a cet effet, qui sont distincts des APE. Tous niveaux confondus, les contributions exigibles sont estimées en 1998-1999 à neuf milliards de FCFA, contre 96 milliards de FCFA pour le budget du Minitère de l'Education.

L'introduction des frais exigibles a eu plusieurs effets pervers. Premièrement, elle a signé la fin des APE. Les parents affirment cependant qu'ils sont prêts à payer davantage que ce qui est demandé, pour autant
qu'ils soient impliqués dans l'administration de ces frais de scolarité. Ils ont aussi indiqué qu'ils étaient prêts à prendre en charge les coûts de main d'œuvre pour la contruction des écoles pour autant que le gouvernement fournisse les matèriaux nécessaires.

Deuxièmement, les frais exigibles à l'exclusion des pauvres en banalisant l'extorsion des fonds. Aujourd'hui, il semblerait que tout soit monnayé, de la position occupée par l'enfant dans la salle de classe à des classes supplémentaires presque obligatoires, passant par la correction des livres d'exercice. En outre, les dépenses totales des ménages (frais d'écolage plus fournitures scolaires, tenues de classe, tenues de sport, frais d'examen,etc…) s'élèvent en moyenne à 49.500FCFA par enfant, auxquelles viennent s'ajouter d'autres frais sans compter les charges de transport ou celles liées au paiement d'un maître communautaire. Ces coûts sont très élevés et constituent un handicap additionnel pour les pauvres, qui sont déjà handicapés par leur environnement familial.

B- A QUELLES ACTIVITES S'ADONNENT CES ENFANTS DESCOLARISES ?

Une étude réalisée par Dr NOUTHE DJUBGANG Julienne, Médecin de travail, a donné des résultats suivants :

Tableau à venir


activité principale tranhes d'âges total %

prostitution - de 12 ans
- 12-13 ans
5 14-16 ans
5 17-18 ans
13 23 7,0
domestique 7 11 51 40 109 33,1
vendeur dans la rue 15 14 21 15 65 19,8
manoeuvre 1 7 12 11 31 9,4
ouvrier - 2 5 5 12 3,6
serveur dans un bar/café - 2 15 6 23 7,0
veilleur de nuit - 2 6 3 11 3,3
autre - 1 20 32 53 16,1
non déclaré 1 1 - - 2 0,6
total 24 45 135 125 329 100,0

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université des montagnes: Les premiers “mèdecins” évalués

Posté par odiga le 16 février 2008

 

 Les responsables de cette institution et ceux de la Faculté de médecine de Yaoundé ont repris hier les pourparlers à ce sujet. 

 

Le Lazare Kaptue semblait serein au moment de quitter le décanat de la Faculté de médecine et des sciences biomédi­cales de l'université de Yaoundé I hier en début de soirée. Le vieux professeur de méde­cine, président de l'Association pour l'éduca­tion et le développement (Aed) qui porte le projet de l'université des Montagnes (Udm) quittait-il son ” tuteur ” en bons termes ? Selon une source officielle M. Kaptue devrait tout au moins avoir des raisons d'espérer que le tutorat de la Faculté de médecine de Yaoundé sur l'Institut des sciences de la santé de l'université des Montagnes, institué par le ministère de l'Enseignement supérieur en 'anvier 2007, est en bonne voie. 

“Vous pouvez rassurer les parents, affirme notre source, les étudiants de Bangangté (où s'est établie l'Udm) seront évalués et diplômés ici. Cela se fera cette année même. Ce n'est donc pas la peine de se préparer à aller à Kinshasa. ” Lazare Kaptue n'en pense pas moins. Lui qui se dit rassuré par la journée de travail qu'il a passée avec Tetanye Ékoe notamment, le doyen de la Faculté de médecine de Yaoundé. “Nous wons réalisé un projet d'accord qui doit être ^ransmis au ministre [de l'Enseignement supéieur]. “, nous a révélé le promoteur de l'Aed. 

Jusque là pourtant, la sérénité des parents ;t des étudiants de l'Udm avait été perturbée 3ar une annonce du même Lazare Kaptue. Le 

16 janvier dernier, l'université des Montagnes convoquait en effet les parents des étudiants 

en médecine de la deuxième promotion à une rencontre à Yaoundé. ” Nous avons appris alors qu'en raison du retard pris dans la signature de la convention de tutelle entre l'université de Yaoundé I et l'Udm, il était nécessaire de se pré­parer à un départ pour l'université de Kinshasa. La facture s'élevait à 2,6 millions de Fcfa pour chaque étudiant, à payer le 15 février au plus tard. J'étais sonné parce que jusqu'alors tout semblait rentrer dans l'ordre”, rappelle Joseph M., parent d'étudiant. 

Cruellement 

Aujourd'hui cependant, Lazare Kaptue ne regrette pas d'avoir alerté les parents. C'est en septembre (de l'année dernière) que j'ai signé l'accord qui avait été préparé “, justifie-t-il. Mais il s'est trouvé que l'université de Yaoundé I ne considérait pas ce premier pro­jet d'accord comme adéquat à l'encadrement de la coopération entre les deux universités. Quoiqu'il en soit, souligne-t-on à l'université de Yaoundé I, les étudiants (les 20 de la pre­mière promotion qui viennent d'être diplô­més à Kinshasa selon M. Kaptue comme ceux qui les ont suivis) venus de l'université des Montagnes seront ” évalués et soutiendront leurs thèses ” devant les enseignants de la Faculté de médecine de Yaoundé. 

2008 sera donc peut-être l'année de la reconnaissance totale de l'Udm. ” On va cer­tainement poursuivre pendant trois ou quatre ans cette relation, puis, l'Etat pourra leur donner un acte d'autorisation “, annonce en effet un pro­fesseur de la Faculté de médecine. A moins que les prochains mois ne révèlent un autre coup de théâtre, huit ans après le lancement de ce projet auquel le ministère de l'Enseignement supérieur n'a pas encore donné une autorisation complète (Voir l'en­quête de Mutations du 8 décembre 2006). Car au-delà des deux années d'études de l'Institut des sciences de la santé, les cinq dernières années de l'Udm courent encore après une reconnaissance officielle, au grand dam de. certains parents comme Joseph M. qui s'éton­ne des “entraves à la formation de personnes dont le pays a pourtant cruellement besoin. “ 

Le Cameroun souffre en effet du manque de professionnels des soins de santé. C'est d'ailleurs un rapport, tout ce qu'il y a de plus officiel, qui le relève. ” Alors que l'Oms [Organisation mondiale de la santé] recommande un médecin pour 1000 habitants et un infirmier pour 3000 habitants, en 1998, le rapport du Pnud [Programme des Nations unies pour le développe­ment] sur le développement humain au Cameroun présentait un ratio de un médecin pour 9164 habi­tants et un infirmier pour 2214 habitants. Au 30 juin 2000, ces ratios sont passés respectivement à un pour 10.083 et un pour 2249 “, peut-on lire dans le document de stratégie sectorielle de santé élaboré à Kribi en juillet 2002 par le ministère de la Santé publique 

Source : Nouvelle Expression 

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Emploi des jeunes : la difficile insertion au Cameroun

Posté par odiga le 16 février 2008

Emploi des jeunes : la difficile insertion 

 

Dépourvus de formation précise, manquant d'expérience, ils sont nombreux à faire face au chômage. 

 

Cinq ans. Cela fait exactement cinq ans que Patrice Ebogo a obtenu sa licence en histoire à l'Université de Yaoundé I. Cinq ans qu'il se bat pour obtenir un travail décent quelque part. Sans succès. Partout, il reçoit les mêmes réponses. « Quand on daignait jeter un coup d'œil à mes dossiers et que je passais les entretiens, on me disait à chaque fois qu'une licence en his­toire n'aide pas et que ça n'a pas de valeur. Je me voyais enseignant d'histoire mais là encore, il faut re­tourner à l'école et c'est une autre histoire », explique Patrice Ebogo. Le jeune homme s'est rabattu sur plusieurs petits boulots pour sur­vivre. « Actuellement, je suis bendskineur. Je déteste ça mais je n'ai pas le choix », reconnaît-t-il. 

Maurice Tsoungui a pour sa part très vite com­pris que sa licence en philosophie ne l'aiderait pas beaucoup à trouver du travail. « Ça ne veut absolument rien dire, ce diplôme. Je n'ai aucune formation concrète, surtout si on me compare à ceux qui ont fait des études de médecine, de journalisme ou d'ingénieur. Aussitôt ma licence en poche, j'ai décidé de suivre une autre forma­tion pour maîtriser quelque chose de concret », raconte Maurice. C'est ainsi qu'il se retrouve chez un plombier pour apprendre le métier. « J'avais des opportunités de ce côté et je me suis dit que j'y gagnerai mieux ma vie qu'en comp­tant sur ma licence en philosophie. Aujourd'hui, je suis à la tête d'une petite entreprise de cinq employés et je m'en sors pas mal », affirme le plombier. 

En dépit des efforts du gouvernement et de quelques entreprises du secteur privé, l'insertion des jeunes dans le milieu professionnel reste un véritable problème. Manque d'expérience et formation inadaptée sont reprochés à ces jeunes chercheurs d'emploi. « Nous avons de plus en plus de programmes favorisant la professionnalisation des enseignements dans les universités. Mais ce n'est pas suffisant. Il faut per­mettre à ces jeunes d'avoir des compétences précises et surtout leur donner les moyens de financer des mi­croprojets », estime Louis Kamga, de l'Association pour la promotion des jeunes. La précarité du monde de l'emploi a ainsi favorisé une ruée vers des métiers comme l'informatique, le commer­cial et la …couture. « II pa­raît que l'informatique mène à tout désormais. C'est pour­quoi on trouve de plus en plus de structures de forma­tion. Beaucoup de jeunes chômeurs se lancent aussi dans la couture. Le secteur est en expan­sion et il ne nécessite pas de grands moyens. Nous avons financé l'année dernière une dizai­ne de jeunes, de sexe féminin comme masculin,, qui voulaient ouvrir des ateliers », ajoute Louis Kamga. Le chemin est encore long et semé d'embûches mais des initiatives comme la Se­maine de l'emploi jeune du Fonds national de l'emploi (FNE) permettent de garder l'espoir. Un mince espoir, mais un espoir quand même. 

SOURCES : Cameroon Tribune

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Enseignement Technique: le récyclage manque à l’appel.

Posté par odiga le 9 février 2008

Les enseignants des établissements secondaires techniques doivent se recycler pour actualiser leurs cours.

 

 Les établissements techniques vont mal. Les élèves n'ont pas de matériel pour faire la partie pratique de leur apprentissage. Et le plus inquiétant est que les enseignements techniques ont tendance à se raréfier. Deux élèves rencontrées dans un lycée technique de la place disent avoir le même nombre d'heures de cours de français que de comptabilité. Pour Anne Atangana Ete-me, directrice du Cetif de Ngoa-Ekellé, le problème de professionnalisation des élèves va plus loin que le manque d'équipements, criard dans les établissements. « Les programmes sont trop touffus. Au fil des ans, on a réduit les heures de cours technique en ajoutant des heures aux enseignements généraux. Au finish, l'enfant ne sait plus rien faire », affirme-t-elle.En 1ère année technique au Cetif de Ngoa-Ekellé, les élèves ont 13 matières

pour une semaine de 37 heures de cours alors qu'en 6ème, les mêmes élèves ont au plus sept matières. De plus, les enseignants ne sont pas recyclés. La technique évolue mais l'enseignement, non. « Les professeurs enseignent les mêmes cours chaque jour et pendant des années. Des logiciels de couture existent déjà mais les enseignants sont ignorants de cette technologie. Ce qui pénalise les élèves ». Au Cetic de Ngoa-Ekellé, les élèves n'ont pas assez de matériel pour faire les travaux professionnels. Ceux de la filière maçonnerie aimeraient bien travailler dans les chantiers dans un cadre scolaire, mais les opportunités ne se présentent pas. « C'est pendant les vacances que je travaille dans les chantiers pour mieux maîtriser ce que je connais déjà. A l'école, c'est parfois difficile d'avoir des travaux techniques poussés », explique Serge N., élève électricien.

Les enseignants sont obligés, à défaut du matériel, et pendant les heures imparties à la technique, de faire des cours magistraux.

Certains responsables d'établissements, en attendant l'éventuelle formation des enseignants et des élèves, suite à l'accord signé mercredi dernier entre le ministère des Enseignements secondaires et le Laboratoire de génie civil (Labogé-nie), négocient des partenariats avec des entreprises pour relever le niveau des élèves. C'est le cas de Anne Atangana Eteme qui, au mois d'avril prochain va recevoir des machines à coudre, des ordinateurs, etc., d'un lycée professionnel français. Elle songe même déjà à l'introduction des cours d'informatique dès la rentrée prochaine. Des pistes de solutions qui devraient faire tache d'huile.

SOURCES: Cameroon tribune

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Cameroun : Travail au noir… Le regard complice du gouvernement

Posté par odiga le 6 février 2008

 

L’Etat paraît plus absent, et parfois favorise l’insécurité de l’emploi. Le gouvernement connaît bien la situation que vivent les Camerounais qui ne bénéficient pas de la sécurité sociale et qui, pourtant, travaillent jour et nuit. “ Dans l’ensemble, les employeurs ne font pas d’efforts pour déclarer les employés ”, reconnaît le chef du centre provincial de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) pour l’Ouest à Bafoussam, Oumarou Issa. Dans un pays moderne, l’Etat aurait pu, avec la force légale, contraindre les employeurs à assurer les travailleurs. Mais les agents de l’Etat chargés de le faire sont plutôt accusés d’être de mèche avec ces employeurs, moyennant des enveloppes et autres avantages.

Un magasinier dans une société à Bafoussam témoigne avoir plusieurs fois sorti lui-même de l’entrepôt des cartons de leurs produits pour remettre à l’inspecteur de travail qui était dans le bureau du directeur. “ Parfois les inspecteurs du travail arrivent à l’établissement, s’enferment avec le directeur dans son bureau et repartent comme si de rien n’était ”, affirme de son côté un enseignant du privé. Il estime que si l’inspecteur du travail était là pour eux, ils pouvaient lui poser des questions sur leur situation précaire. “Nous ne pouvons pas être complice des employeurs indélicats, car ce sont les recettes qu’ils nous versent qui nous permettent de payer les prestations”, se défend Oumarou Issa.

Mais en réalité, on constate que c’est la même Cnps qui accepte d’enregistrer 10 employés pour une société qui emploie 50 personnes en réalité, au vu et au su de tous. Et c’est ici que le chef de centre provincial de la Cnps avoue son impuissance à un niveau : “ Dans l’enseignement privé, c’est là où on jongle le plus, et c’est toujours avec la complicité de quelqu’un du collège. Les employés eux-mêmes ne nous aident pas beaucoup, c’est quand on les licencie qu’ils pensent à nous ”, dit-il. Mais cela n’est que pure complaisance, car la loi de 2001 qui permet d’arrimer le recouvrement des cotisations sociales aux impôts donne désormais la possibilité à la Cnps de contraindre une entreprise, même par la pose des scellés sur ses portes, à déclarer tous les employés. Le journal Ouest Echos en sait quelque chose, ses portes ayant été scellés pendant plusieurs mois l’année dernière par la Cnps via les impôts.

Le gouvernement aussi…

L’Etat semble même avec le temps avoir appris lui aussi à employer au noir, et le cas des instituteurs vacataires est là pour l’illustrer. Les nombreux instituteurs de cette catégorie qui officient depuis des années ne sont pas déclarés à la Cnps. Au lieu d’un salaire, ils ont droit à un “pécule” : l’article 3 (1) du contrat de travail détenu par les Ivacs stipule que “pendant l’exécution du contrat, l’Ivac perçoit un salaire mensuel payable par pécule individuel… ”, pécule définit par le dictionnaire comme étant “ une somme remise à un détenu à la sortie de prison, pour rémunérer le travail qu’il a effectué pendant son incarcération.” C’est tout dire. Les congés de maternité pour une Ivac sont de 45 jours au lieu de 3 mois comme pour les autres employés de l’Etat. Les Ivacs qui ont accepté ces conditions draconiennes de travail en nourrissant l’espoir d’être intégrés dans la fonction publique ont déjà déchanté pour la plupart, surtout avec la menace de ne pas intégrer ceux âgés de plus de 35 ans, âge limite d’entrée dans la fonction publique camerounaise.

Leur contrat ne leur dit pas d’ailleurs clairement à partir de quel moment ils peuvent prétendre à l’intégration, laissant la porte ouverte à toute sorte de menace dont ces enseignants (encore eux) sont victimes : Art 7(5) du contrat : “ L’Ivac pourra prétendre à son intégration…dans les conditions qui ne pourront être définies que par voie réglementaire. ” Rien de plus imprécis pour les Ivacs qui se cassent la tête chaque jour à bien comprendre. En réalité, toutes ces subtilités sont voulues pour les maintenir dans la précarité, comme leurs collègues de l’enseignement privé.

L’autre situation non moins préoccupante est celle de ceux qui travaillent dans l’informel. Rien n’est prévu pour eux, sauf l’espoir, comme le disait le Dg de la Cnps Louis Paul Motaze dans les colonnes de Cameroon tribune n°8579/4778 du 17 avril 2006 : “Le Gouvernement du Cameroun… a engagé depuis 1998 une réflexion visant à élargir la sécurité sociale à tous ceux-là qui ne sont pas éligibles au système actuel car n’étant pas considérés comme “ travailleurs ” au sens du Code du travail (agriculteurs, éleveurs, sauveteurs, bayam sellam, etc.) La réflexion se poursuit. ” Et comme on sait qu’au Cameroun une loi, même votée, met souvent dix ans pour être mise en application, on comprend que ces types de “ travailleurs ” ne sont pas encore sortis de l’auberge. Et pendant que le gouvernement “poursuit” sa réflexion, ils pourront tous vieillir et mourir un à un, comme ils sont nés

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