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meroun,Douala, Choléra : Vente des fruits , des sucettes et du yaourt artisanal interdite dans les écoles

Posté par odiga le 18 septembre 2010

Sources: camer.be

Camer.beMonsieur Diwouta Mbengue , le délégué régional de l’éducation de base pour la région du littoral au Cameroun , par une descente sur le terrain et plus précisément dans certaines écoles de la ville de Douala, en a profité depuis hier pour interdir la vente du yaourt artisanal,des fruits, des sucettes dans toutes les écoles de Douala. Selon une source proche de la délégation régionale de l’éducation de base, des équipes sont depuis ce matin dans les différents marchés de la ville de Douala afin d’exiger que les commerçants puissent nettoyer leurs comptoirs et les produits en vente

Le choléra, maladie hydrique, sévit bel et bien dans la capitale économique du Cameroun. Selon le secrétaire d’Etat à la Santé publique, Alim Hayatou, sur les quatre cas suspects signalés dans la région du Littoral, notamment à Douala aux lieux dits Bonassama, New Deido, Bessengue et Logbaba, un a été confirmé au terme des analyses faites par le laboratoire du centre Pasteur de Yaoundé. La confirmation de l’existence de cette maladie a été faite mardi 14 septembre 2010 à Douala par Alim Hayatou au cours d’une réunion dite de prévention contre une éventuelle épidémie de choléra qu’il a d’ailleurs présidée en lieu et place du ministre de la Santé publique, Mama Fouda, retenu à Yaoundé pour les mêmes motifs par le Premier ministre dans le cadre d’une réunion interministérielle 

Dans un rapport rendu public mercredi, 15 septembre 2010 par le ministère de la santé publique, il ressort que la maladie a déjà tué 421 personnes, dont 420 dans la région du Nord, plus un décès enregistré dans la ville de Douala ces derniers jours. Le document indique également que sur 6 361 cas enregistrés dans le Nord et l’Extrême- nord, il y a eu 420 morts et que ces régions ont un taux de létalité de 6,7%.

A Douala, dans la plus part des écoles de la ville, le lavage des mains est devenu obligatoire, que ce soit à l’entrée ou à la sortie. Des séances de sensibilisation sur cette épidémie sont organisées dans certains carrefour par des associations volontaires.

Le Choléra en raccourcis…

Comment attrape-t-on le choléra ?

1-En buvant de l’eau souillée c’est-à-dire :

-l’eau de puits non traitée

-eau de source non traitée

-eau vendue en sachet et en bouteille en bordure de routes

2-En mangeant les crudités et des fruits non lavés à l’eau javellisée

3-En mangeant avec des mains sales

4-En manipulant à mains nues les vomissements, les selles et la lingerie souillée des malades

Des règles d’or pour éviter le choléra

Bien cuire les aliments et les consommer chaud


Bien laver les fruits et les crudités à l’eau javellisée avant de les consommer

Toujours utiliser de l’eau sécurisée

Toujours se laver les mains au savon et à grande eau

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Cameroun:Le gouvernement affame les personnels medico-sanitaires

Posté par odiga le 18 septembre 2010

Correspondance : Action pour l’humanisation des Hôpitaux

Camer.beLe Syndicat National des Personnels Médico-Sanitaires du Cameroun (Synpems) menace d’observer un arrêt de travail dès le 20 septembre 2010. Dans un mot d’ordre signé par  M. Balla Balla,  Président du syndicat, les personnels des Hôpitaux publics, des services centraux et déconcentrés  remettent sur la table du gouvernement une douzaine de revendications.A la dernière sortie de ce syndicat en Avril 2010 pour revendiquer les droits de ses membres, le gouvernement avait promis de se pencher enfin sérieusement sur ce dossier qu’il traîne depuis des années.Plus de cinq mois plus tard, les mauvaises conditions de vie et de travail de ces personnels sont restées presque intactes pendant que le gouvernement entretenait la diversion.

Néanmoins, ces personnels ont continué à venir au travail pendant que leurs enfants restaient à la maison faute d’argent de la scolarité, de se soigner avec des médicaments de la rue, de se voir injurier par leurs bailleurs à cause des mois de loyer impayés, etc

Dans le dernier mot d’ordre d’arrêt de travail, les personnels Médico-sanitaires revendiquent :

1- La non prise en charge des personnels malades dans les hôpitaux
2- L’hégémonie dans les corps de la santé (dislocation du Synpems)
3- La mauvaise répartition des quotes-parts et motivations dans les hôpitaux
4- Le non paiement des salaires des personnes PPTE vague 2007 depuis un an (note du secrétaire général des services du Premier Ministre incompréhensible) et mauvaise gestion de ce personnel
5- Le non paiement des aides-soignants niveau CEPE vague PPTE 1200 et 600, arriérés de 50 mois (dossiers en souffrance à la santé)
6- Le mauvais classement des personnels Médico-sanitaires ; Bac+IDE= 8è catégorie, Bac+IDE = 8è catégorie B1, aide- soignant niveau CEPE 4è catégorie
7- La contractualisation des personnels d’appui (hôpitaux centraux)
8- Le recrutement massif et fréquent dans les formations sanitaires par les Directeurs
9- La mauvaise utilisation du personnel des soins dans les services
10-Le manque de matériels de soins
11-La correction du statut particulier de la santé
12- L’âge de départ à la retraite


L’Action pour l’Humanisation des Hôpitaux réaffirme son soutien sans faille aux personnels Médico-sanitaires et interpelle le gouvernement sur les risques de dégradation de la santé des patients à cause de ces mouvements d’humeur à répétition.    

La santé est un droit fondamental non négociable !

Fait à Douala, le 16 septembre 2010
Pour le Bureau Exécutif
Christian E.LOCKA, Président

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réaction de l’ACEFIC au Point de presse du GICAM

Posté par odiga le 17 septembre 2010

Yaoundé, le 13 Septembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

(N° 020/ACEFIC/10)

Réaction de l’ACEFIC sur le point de presse du Président du Gicam.

Vendredi 03 Septembre, Monsieur Olivier Behle, Président du Groupement Inter patronal du Cameroun (Gicam), a tenu un important point de presse dont les échanges ont porté sur six points :

1. L’état des réformes entreprises dans le cadre du Cameroon Business Forum ;

2. La lutte contre la corruption ;

3. Les partenariats GICAM-MEDEF International et GICAM-HEC ;

4. Les stratégies de formation ;

5. Le comice agro-pastoral et la relance de l’agriculture ;

6. La construction d’un deuxième pont sur le Wouri.

Le quatrième point relatif aux stratégies de formation a retenu l’attention de l’ACEFIC (Association des centres de formation professionnelle en Informatique du Cameroun), réseau de la société civile intéressée par les questions de formation professionnelle.

Notre association souscrit à l’idée que les entreprises doivent participer d’une manière ou d’une autre à la conception des programmes d’enseignements. Tout comme elle adhère à l’idée de la création d’un observatoire des qualifications. Idée proposée l’an dernier par le GICAM.

Cependant, l’exposé du Président du Gicam montre à suffisance que le patronat camerounais n’a pas pris conscience de sa propre faiblesse à contribuer à la formation de la main d’œuvre nationale. Aussi bien en formation initiale, qu’en formation continue.

La majorité des travailleurs camerounais (plus de 80%) reçoit sa formation, bien qu’approximative, dans les Unités de Production Informelle (UPI) et non dans les universités, encore moins dans les entreprises du secteur formel.

La faiblesse de la contribution des entreprises de l’économie formelle à la formation du capital humain vient s’ajouter à celle de l’Etat. Le Cameroun consacre à peine 17% de son budget au secteur de l’éducation alors que la moyenne des pays africains se situe à 22%. Plus grave est le déséquilibre entre le quota réservé à l’enseignement général d’’une part et celui consacré à l’enseignement technique et la formation professionnelle d’autre part. Pendant que 150 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans aucune qualification professionnelle, le MINEFOP reçoit à peine 2% du budget dévolue à l’éducation.

L’exigence de l’adaptation des entreprises camerounaises aux mutations du monde sans cesse en mouvement, que le président du GICAM appelle de tous ses vœux, impose au patronat de s’interroger sur sa propre contribution à la formation d’une main d’œuvre qualifiée à l’aune des bonnes pratiques en cours dans le monde.

Alors que le BIT annonce que l’année 2009 a connu un taux record du chômage des jeunes, il nous tarde de lire les propositions du Gicam sur des mécanismes :

- de financement de l’apprentissage (éventuelle création d’une taxe d’apprentissage);

- validation des Acquis et de l’Expérience ;

- renforcement qualitatif et quantitatif des stages étudiants en entreprises.

Le Président

Towa Koh Michel

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Cameroun – 2ème Colloque Africain sur le Travail Décent

Posté par odiga le 17 septembre 2010

Sources: MINTSS

Cameroun - 2ème Colloque Africain sur le Travail DécentLe Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, le Professeur Robert NKILI a présidé mardi 14 septembre 2010, la quatrième grande réunion plénière du Comité Interministériel d’organisation du 2ème Colloque Africain sur le Travail Décent, qui a pour thème : ‘Construire un socle de protection sociale avec le pacte mondial pour l’emploi’.
En présence de la Directrice du Bureau Sous-régional de l’OIT pour l’Afrique Centrale, Madame DAYINA MAYENGA qui conduisait une forte équipe de l’OIT, il s’est dégagé une mobilisation satisfaisante, gage du succès escompté de ce Colloque continental, placé sous le très haut patronage du Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA.

Le Ministre Robert NKILI, Président du Comité d’Organisation et la Directrice du Bureau Sous-régional de l’OIT pour l’Afrique Centrale, ont noté un travail en profondeur mené dans les panels, qui traduit la volonté affichée par le Cameroun, pour améliorer l’accès à l’emploi, promouvoir la Sécurité Sociale pour tous, le tripartisme, le dialogue social et le travail décent. La vision camerounaise devra ainsi apparaître comme avant-gardiste au cours de ce Colloque prévu à Yaoundé du 06 au 08 Octobre 2010.

La réunion du Comité s’est achevée avec la mise en place d’une task force pour une gestion financière transparente du budget alloué à l’organisation ; une task force conduite par le Président du Comité de Lutte contre la Corruption au Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale. Rendez-vous a été pris mardi prochain, pour finaliser ces préparatifs qui sont déjà intenses au niveau du BIT et au niveau du Gouvernement du Cameroun.

© Chargé d’Etude/Cellule de Communication du MINTSS : Gaston de Foix EVINA

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Cameroun : L’évaluation et la promotion des enseignants toilettées.

Posté par odiga le 16 septembre 2010

Sources: Mutations.

Les nouveaux textes visent à gérer de manière rationnelle les carrières des universitaires camerounais.

Le ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, a signé le 9 août dernier un ensemble de textes qui organisent le Comité consultatif des institutions universitaires (Cciu), organe qui délibère sur la promotion aux grades, en commissions scientifiques spécialisées (Css). Qualifiés de « futuristes et novateurs » au Minesup, ces textes prennent en compte le système Licence-master-doctorat (Lmd).
L’habilitation à dispenser des enseignements professionnels et technologiques (Hdpt) est, quant à lui, le texte destiné à décloisonner l’université « pour en faire une institutions sociale apte à accompagner le Cameroun dans son ambitieux projet de devenir un pays émergent à l’horizon 2035 », selon les autorités du Minesup.

Afin de vulgariser ces textes, un séminaire-atelier s’est tenu hier à l’Ecole nationale supérieure polytechnique sous la houlette du ministre de l’Enseignement supérieur. Recteurs des universités d’Etat, enseignants et autres experts du Css ont pris part aux travaux marqués par une dizaine d’exposés.
De fait, les textes signés du Minesup consacrent une meilleure traçabilité de la carrière des enseignants du Supérieur, de même qu’ils procèdent à des équilibrages et à l’ouverture de cet ordre d’enseignement à d’autres expertises. En vertu du système Lmd, il y a harmonisation des doctorats. Autrement dit, le titulaire du doctorat nouveau régime pourra désormais changer de grade sans passer nécessairement par l’habilitation à diriger les recherches (Hdr).

Spécialisation
Pour la promotion aux grades, l’on note l’adoption du système de cotation inspirée du modèle anglo-saxon (A, B, C, et D). Ainsi, pour la promotion au grade de professeur, il faut avoir la cote A ou B, pour celle au grade de maître de conférences, il faut avoir la cote A, B ou C. enfin pour le grade de chargé de cours, il faut avoir la cote A, B, C ou D.
L’ancienneté requise pour la promotion au grade de maitre de conférences est d’au moins 4 ans pour toutes les commissions scientifiques spécialisées, exceptée la commission scientifique spécialisée des sciences pharmaceutiques et médicales, au regard de sa spécificité. L’on annonce également l’institution du système d’évaluation à points pour tous les enseignants ainsi que l’instauration de dispositions et compensation pour les ceux qui relèvent des disciplines dites orphelines ou de certaines filières technologiques. Par ailleurs, des technologues et professionnels à l’expertise éprouvée seront dorénavant intégrés dans le corps des personnels de l’Enseignement supérieur comme enseignants-associés. Les candidats au changement de grade pourront aussi désormais introduire des recours auprès des Comité consultatif des institutions universitaires dont les procédures de délibérations ont, par ailleurs, été rationalisées.

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Manuels scolaires : Le Cameroun à la recherche de sa souveraineté

Posté par odiga le 16 septembre 2010

Sources: Mutations.

L’annonce de la reprise à plein régime des activités du Ceper par son conseil d’administration tenu hier à son siège, relance le débat sur le diktat des multinationales dans le domaine de l’édition scolaire.

Depuis 2000, le Centre d’édition, de production pour l’enseignement et la recherche (Ceper), croule sous le poids du diktat des multinationales du livre scolaire. Malgré le sursaut d’orgueil de la direction actuelle de la maison qui aujourd’hui a réussi à positionner cinq ouvrages au programme de la maternelle et de la première année du primaire, les écueils qui ont empêché le décollage de l’option du retour à l’école ordinaire restent présents.
«On a asphyxié le Ceper sans réussir à l’étrangler ; aujourd’hui, bien que nous soyons conscients de la présence encore forte des blocages et de l’emprise des multinationales sur le système éducatif, on a la conviction que les Camerounais sont plus conscients de l’enjeu que représente l’éducation de leurs enfants», expliquait Mme Etoundi, coordonatrice générale du Ceper au cours du conseil d’administration de cette société tenu hier à son siège à Yaoundé.
Seulement, la question du décollage de cette maison d’édition fondée en 1974 sur l’initiative de l’Unesco, ne réside pas dans la production qualitative des manuels scolaires, mais dans sa politique de marché qui veut rendre le manuel scolaire accessible à toutes les bourses. «Le Ceper est une agence gouvernementale c’est-à-dire une entreprise à qui l’Etat a concédé un service public qui est le manuel scolaire ; parce que c’est un projet social qui vise la production du manuel à moindre coût.

La première année on a fabriqué deux millions de livres», indiquait en mars dernier Charles Etoundi, président du conseil d’administration du Ceper Sa.
Pour Jean-Marc Bikoko, enseignant et syndicaliste l’enjeu n’est pas tant le marché du livre mais, le contrôle du marché de la fourniture des manuels scolaires dans les zones d’éducation prioritaire qui, chaque année, d’après des sources au ministère de l’Education de base, représente environ 12 milliards de Fcfa. Un marché généralement confié selon des sources à l’éditeur français Edicef.
Au-delà ce marché passé de gré à gré, les exportations de manuels scolaires par le Cameroun représentent pour l’année écoulée 45 milliards de Fcfa. Celles-ci pourraient d’après des prévisions dépasser 80 milliards de Fcfa selon des sources au ministère de l’Education de base.

Réalités
«Chaque pays a sa civilisation, son plan de développement et sa vision du monde. Il ne faudrait pas que pour le Cameroun, on continue à acheter des livres à l’extérieur tant que toutes les capacités sont disponibles sur place. En Europe, le manuel scolaire n’est pas vendu et aucun éditeur étranger n’exerce sur le marché français. Pourquoi venir nous imposer des choses qu’ils n’acceptent pas chez eux ici», souligne Amadou Waziri, responsable des projets à l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), représentant de l’institution au conseil d’administration.
La question de la souveraineté du pays sur le manuel scolaire relève de la volonté politique selon Jean Kamdem, enseignant et secrétaire général du syndicat national des enseignants (Synes).

«Je crois qu’il est bon que les élèves sachent que Yaoundé est construit sur le Mfoundi, et non que la Seine serpente Paris ; la Sanaga qui coule devant nos portes mérite que les ouvrages inscrits au programme en parle pour qu’on respecte l’environnement et les besoins de formation de nos élèves, et surtout qu’on réponde aux besoins du marché de l’emploi», explique le syndicaliste.
Certains enseignants indiquent que les livres en provenance de l’étranger, en dehors de leur coût inaccessible à toutes les bourses, posent le problème également de l’adéquation avec les réalités camerounaises. Lors du conseil d’administration du Ceper Sa tenu hier, l’Oif qui détient 5000 actions dans le capital de la maison, a indiqué que son organisation se dessaisissait de ses parts dans la maison. Mais l’institution hésite encore entre le Ceper et l’Etat comme bénéficiaire de celles-ci. Pendant ce temps, la bataille pour le contrôle du marché du livre se fait plus âpre au détriment des parents.

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Cameroun : Les instituteurs contractuels assiègent la Primature

Posté par odiga le 16 septembre 2010

Sources: le messager.

Le feuilleton des instituteurs contractuels affectés dans les établissements scolaires du ministère de l’Education de base (Minedub) est loin d’être terminé. Bien au contraire, il a connu hier mercredi 15 septembre 2010 un nouveau rebondissement. Après avoir protesté pendant plus d’une heure à l’entrée du Minedub, c’est devant les services du Premier ministère, ces grévistes, environ trente, constitués en plus des instituteurs contractuels, des professeurs d’école normale d’instituteurs et des professeurs d’éducation physique et sportive, se sont déportés pour exprimer leur ras-le bol. D’ailleurs, les messages (rédigés en anglais et en français) figurant sur les pancartes qu’ils brandissaient en disaient long sur leur mécontentement. On pouvait donc y lire : « Excellence Minedub, nous voulons rejoindre nos postes d’affectation. Où sont nos frais de relève ? Trop c’est trop !», « zéro frais de relève, zéro enseignant » ou encore « enseignants sans dignité, éducation bafouée ».

Affectés depuis 2007 pour la plupart dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Est, qui sont considérées comme des Zones d’éducation prioritaire (ZEP), ces instituteurs ont connu la galère pendant de longs mois. C’est pourquoi ils ont tenus à travers ce mouvement de protestation à dire aux autorités que le temps des promesses fallacieuses est terminé, et qu’ils ne veulent plus être traités comme de vulgaires esclaves. « Nous avons assez supporté comme ça. Nous avons parcouru de longs kilomètres pour venir ici, mettant nos vies en péril. Ce n’est qu’aujourd’hui, qu’on nous fait savoir que c’est à partir du mois de décembre que nos frais de relève seront disponibles. C’est injuste ! Avant tout, nous sommes des hommes, pas des bêtes. Nous nous tuons chaque jour à la tâche pour instruire les Camerounais sans s’en plaindre, car nous aimons ce que nous faisons. A chaque fois que nous avons voulu revendiquer ce qui nous est de droit, le Minedub nous a demandé de faire preuve de patience, et a ainsi à plusieurs reprises renvoyé la date de paiement de nos frais de relève. Y compris même aujourd’hui où ce sont eux qui nous ont conviés», fulmine Rebecca R, institutrice dans une école située dans l’arrondissement du Mayo-Louti.

Deux poids, deux mesures

Pourtant, ceux des instituteurs contractuels du ministère de l’Enseignement secondaire (Minesec) ont reçu leur frais de relève depuis le mois d’août, soit un mois avant la rentrée scolaire. Ceux-ci ont donc pu tranquillement regagner leurs postes d’affectation respectifs sans atermoiements. Face à une telle situation qui s’apparente à la loi de deux poids deux mesures, les grévistes du Minedub s’en offusquent. Car « un tel traitement suppose que malgré que le but visé soit l’éducation des jeunes, il y a des privilégiés et des laisser pour compte », conclut Serge Bertrand Essame, instituteur contractuel.

Quand on sait que certains de ces instituteurs ont rejoint leurs postes d’affectation dans la plus grande incertitude, se trouvant parfois obligé de démarrer leur « carrière » sur fond de dette pour les frais de nutrition, de logement et de transport, on est surpris. « Lorsque je fais la somme du temps et de l’argent que j’ai dépensé pour soutenir l’Etat dans ses tâches régaliennes, j’ai des larmes aux yeux. Je me considère comme un sous-homme », regrette un instituteur. C’est que certains d’eux se retrouvent généralement plongés dans une situation d’appauvrissement encore plus grande, du fait des dettes contractées ça et là pour assurer leur survie dans des localités où le train de vie n’est pas toujours aisé. Ces jeunes hommes et femmes voient alors leur engagement professionnel gravement affecté ; perdant à l’occasion leur dignité personnelle. Payés pratiquement au rabais, et revendiquant à corps et à cris aux moyens de descentes et de marches dans les rues leurs dus.

Lorsque nous mettions sous presse, les éléments de la police du 1er arrondissement de Yaoundé embarquaient quelques grévistes, prétextant qu’ils manifestaient dans une zone proscrite par la loi. Ils ont finalement été remis en liberté avec ferme instruction d’aller manifester à leur base qui est le ministère de l’éducation de base. Affaire à suivre.

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Cameroun : Les instituteurs contractuels assiègent la Primature

Posté par odiga le 16 septembre 2010

Sources: le messager.

Le feuilleton des instituteurs contractuels affectés dans les établissements scolaires du ministère de l’Education de base (Minedub) est loin d’être terminé. Bien au contraire, il a connu hier mercredi 15 septembre 2010 un nouveau rebondissement. Après avoir protesté pendant plus d’une heure à l’entrée du Minedub, c’est devant les services du Premier ministère, ces grévistes, environ trente, constitués en plus des instituteurs contractuels, des professeurs d’école normale d’instituteurs et des professeurs d’éducation physique et sportive, se sont déportés pour exprimer leur ras-le bol. D’ailleurs, les messages (rédigés en anglais et en français) figurant sur les pancartes qu’ils brandissaient en disaient long sur leur mécontentement. On pouvait donc y lire : « Excellence Minedub, nous voulons rejoindre nos postes d’affectation. Où sont nos frais de relève ? Trop c’est trop !», « zéro frais de relève, zéro enseignant » ou encore « enseignants sans dignité, éducation bafouée ».

Affectés depuis 2007 pour la plupart dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Est, qui sont considérées comme des Zones d’éducation prioritaire (ZEP), ces instituteurs ont connu la galère pendant de longs mois. C’est pourquoi ils ont tenus à travers ce mouvement de protestation à dire aux autorités que le temps des promesses fallacieuses est terminé, et qu’ils ne veulent plus être traités comme de vulgaires esclaves. « Nous avons assez supporté comme ça. Nous avons parcouru de longs kilomètres pour venir ici, mettant nos vies en péril. Ce n’est qu’aujourd’hui, qu’on nous fait savoir que c’est à partir du mois de décembre que nos frais de relève seront disponibles. C’est injuste ! Avant tout, nous sommes des hommes, pas des bêtes. Nous nous tuons chaque jour à la tâche pour instruire les Camerounais sans s’en plaindre, car nous aimons ce que nous faisons. A chaque fois que nous avons voulu revendiquer ce qui nous est de droit, le Minedub nous a demandé de faire preuve de patience, et a ainsi à plusieurs reprises renvoyé la date de paiement de nos frais de relève. Y compris même aujourd’hui où ce sont eux qui nous ont conviés», fulmine Rebecca R, institutrice dans une école située dans l’arrondissement du Mayo-Louti.

Deux poids, deux mesures

Pourtant, ceux des instituteurs contractuels du ministère de l’Enseignement secondaire (Minesec) ont reçu leur frais de relève depuis le mois d’août, soit un mois avant la rentrée scolaire. Ceux-ci ont donc pu tranquillement regagner leurs postes d’affectation respectifs sans atermoiements. Face à une telle situation qui s’apparente à la loi de deux poids deux mesures, les grévistes du Minedub s’en offusquent. Car « un tel traitement suppose que malgré que le but visé soit l’éducation des jeunes, il y a des privilégiés et des laisser pour compte », conclut Serge Bertrand Essame, instituteur contractuel.

Quand on sait que certains de ces instituteurs ont rejoint leurs postes d’affectation dans la plus grande incertitude, se trouvant parfois obligé de démarrer leur « carrière » sur fond de dette pour les frais de nutrition, de logement et de transport, on est surpris. « Lorsque je fais la somme du temps et de l’argent que j’ai dépensé pour soutenir l’Etat dans ses tâches régaliennes, j’ai des larmes aux yeux. Je me considère comme un sous-homme », regrette un instituteur. C’est que certains d’eux se retrouvent généralement plongés dans une situation d’appauvrissement encore plus grande, du fait des dettes contractées ça et là pour assurer leur survie dans des localités où le train de vie n’est pas toujours aisé. Ces jeunes hommes et femmes voient alors leur engagement professionnel gravement affecté ; perdant à l’occasion leur dignité personnelle. Payés pratiquement au rabais, et revendiquant à corps et à cris aux moyens de descentes et de marches dans les rues leurs dus.

Lorsque nous mettions sous presse, les éléments de la police du 1er arrondissement de Yaoundé embarquaient quelques grévistes, prétextant qu’ils manifestaient dans une zone proscrite par la loi. Ils ont finalement été remis en liberté avec ferme instruction d’aller manifester à leur base qui est le ministère de l’éducation de base. Affaire à suivre.

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Cameroun: l’Unicef pour une rentrée scolaire sans choléra

Posté par odiga le 15 septembre 2010

Sources:JournalduCameroun

Avec le début des classes on assiste à une synergie d’actions pilotées par l’organisation, pour éviter une propagation de la maladie

 

Réussir une rentrée sans choléra
Alors que l’épidémie de choléra qui frappe la région de l’Extrême nord du Cameroun continue à faire de la résistance, le bureau régional de l’Organisation des Nations unies pour l’enfance, de nombreuses organisations partenaires et les pouvoirs publics, se sont mis ensemble pour éviter que la maladie ne se propage parmi les élèves. Une inquiétude qui concerne près de 1,5 millions de jeunes et leurs professeurs. Deux types d’initiatives ont actuellement cours. D’un côté, on essaye de contenir la maladie en distribuant des médicaments aux populations atteintes ou exposées à des risques de contagion. Des médicaments, mais aussi des tablettes pour purifier l’eau et des kits de sauvegarde d’eau potable sont distribués aux populations. Le choléra se soigne, si on l’attrape et on prend les médicaments suffisamment tôt et en même temps qu’on se réhydrate, on devrait pouvoir guérir, a fait savoir Musu Clemens-Hope la représentante pour l’Unicef au Cameroun. Le véritable problème ici, demeure que plusieurs groupes de personnes vivent dans des zones difficiles d’accès. Les autorités constatent aujourd’hui que la plupart des décès interviennent dans les zones où il n’existe pas de voies de communication appropriées. Du coup, certaines personnes meurent juste parce qu’elles ne se voient pas administrés des soins adéquats dans un laps de temps pertinent nous a fait savoir par téléphone un responsable local du secteur de la santé. Le nouveau défi pour les différents acteurs reste dès lors la prévention. Il est question maintenant, d’apprendre aux populations à reconnaître rapidement les signes de la maladie et de prendre des dispositions pour rejoindre un point de traitement a fait savoir un représentant local de l’Unicef.

 

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© unicef.org

Un accent mis sur la communication de prévention
L’agence onusienne a lancé une campagne spéciale de sensibilisation intitulée «Mon école sans choléra». Avec l’aide des pouvoirs publics, des volontaires de l’Unicef vont dans les écoles pour apprendre aux enfants comment faire pour éviter le choléra. On évoque avec eux, le lavage des mains, le fait d’éviter de boire n’importe quelle eau et de manger des aliments bien cuits. L’Unicef s’est fixé pour objectif d’atteindre le maximum d’élèves de la grande partie située au Nord du cameroun (Adamaoua, Nord et Extrême nord). Cette campagne de communication passe par des annonces dans les radios locales, la distribution des tracts, la vente des cahiers avec des illustrations thématiques sur la manière d’éviter le choléra. Des efforts qui commenceraient déjà à payer selon certaines informations reçues des personnes vivant à l’extrême nord. Sur la base de la prévention, de nombreuses populations font déjà attention lors de la manipulation des personnes décédées des suites du choléra, ce qui a considérablement aidé à limiter la vitesse de contagion par cette voie-là, nous a fait savoir un habitant de la ville de Maroua. De plus en plus, les personnes semblent s’orienter vers les point de santé, ce qui pour les experts est une bonne chose. Ils affirment que dans 95% des cas, lorsqu’on détecte vite le choléra, ils se soignent sans qu’il n’y ait besoin d’hospitalisation.

 

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© camnews24.com
Des enfants près d’un puits d’eau

Mieux canaliser les actions
De nombreux observateurs restent cependant sceptiques. Selon certaines analyses, la plupart des messages de sensibilisation consistent en des instructions ou en des interdictions. Une situation qui permet d’éviter les cas les plus courant d’exposition à la maladie, mais qui ne permet pas aux populations de les éviter tous. [i Il serait plus intéressant d’indiquer clairement par la suite aux populations les raisons de ces interdictions afin qu’elles prennent conscience du danger qu’elles courent. Actuellement il n’existe pas une cause claire de la propagation de la maladie. On sait qu’en plus de l’eau et des conditions d’hygiène, il y a aussi les cas de maladies qui viennent des pays frontaliers (Nigéria, Tchad et Centrafrique). Les premières indications sur les voyages vers ces pays ne sont tombées qu’avec la découverte d’un cas aux portes de Yaoundé, la capitale camerounaise. La sensibilisation dans les écoles s’avère donc importante, mais soufre néanmoins de quelques limites. Certains parents sensibilisés sur les risques de contamination dans les écoles refusent de laisser partir leurs enfants à l’école de peur qu’ils ne soient contaminés. D’autres personnes parmi les populations accusent aujourd’hui le gouvernement, qui n’a pas su reprendre à son compte les avertissements des organisations sur le terrain qui avaient déjà tiré la sonnette d’alarme. L’Unicef pour sa part envisage de recruter un expert en purification de l’eau qui sera basé à Maroua, la principale ville de la région fortement contaminée. Une plus grande implication de l’Etat et des élites de la région restent attendue.

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Cameroun: Les partis d’opposition veulent «La Nouvelle Ecole»

Posté par odiga le 15 septembre 2010

Sources: JournalduCameroun

Le Manidem, l’UPC et le PDS étaient face à la presse à Douala

 

C’est au siège du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie, Manidem au carrefour Tif à Douala, que s’est déroulée lundi, 13 septembre 2010, la conférence de presse donnée par la direction de trois partis politique de l’opposition. Il s’agit du Manidem, de l’Union des Populations du Cameroun, UPC, et du Parti Démocrate Socialiste, PDS. Ces partis politiques en association avec l’Addec et le syndicat des enseignants du secondaire, Snaes, appellent à la revendication d’une meilleure école tout au long de ce mois de septembre, marquée notamment par la rentrée scolaire qui est effective depuis le lundi, 06 septembre au Cameroun. Ces revendications doivent porter sur la gratuité de l’école, la gratuité des frais de scolarité, la gratuité des livres scolaires en passant par la gratuité des frais d’inscription dans les universités publiques. Ces différentes revendications sont contenus dans un vaste projet baptisé: «la Nouvelle Ecole»

 

Cameroun: Les partis d’opposition veulent «La Nouvelle Ecole» 1234946538980

© Journalducameroun

Allouer les ressources à la formation
Le désordre qui a été occasionné dans ce pays depuis plusieurs années est à l’origine de la dégradation du système éducatif actuel, a dénoncé Moukoko Priso, Secrétaire Général de l’Upc, pour qui, l’on doit cesser de croire que la gratuité de l’école signifie automatiquement qu’elle est coûteuse. Au Cameroun, le problème ne concerne pas le manque de ressources financières pour atteindre cet objectif, c’est plutôt la répartition de celles-ci, renchérit Abanda Kpama, Président du Manidem. Celui-ci rappelle d’ailleurs que 48 milliards de FCFA ont été dépensés pour la réception de 200 personnes à Yaoundé lors de la célébration du cinquantenaire (…) Après la conférence Africa 21, il y aura aussi le cinquantenaire de l’armée à Bamenda, ce qui nécessitera le déblocage de gros moyens financiers. Donc, le problème du manque d’argent à allouer à la gratuité de l’école, ne se pose pas, poursuit le président du Manidem. Il faut consacrer, selon ces formations politiques, une grande partie des ressources du pays à la formation scientifique, professionnelle et technique des jeunes.

«La Nouvelle Ecole»
D’après ce projet, tous les enfants de 3 à 5 ans seront obligatoirement inscrits dans une école dite «maternelle». Ceux âgés de 5 ans et plus devront obligatoirement être insérés dans un cycle scolaire appelé «école de base». Ce qui permettra aux enfants d’acquérir les connaissances en lecture, orthographe, grammaire, mathématiques, informatique, physique, histoire, géographie, etc. Cette école de base doit être entièrement prise en charge par l’Etat. Outre la gratuité de la scolarité, tous les livres scolaires de base devront être conçus et produits par l’Etat dans des imprimeries publiques. Pour que ces revendications deviennent réalité, le Manidem, l’Upc et le Pds appellent les populations à se mobiliser pour faire entendre leurs voix. Ces leaders politiques annoncent que dès ce mardi 14 septembre, ils vont procéder à des pétitions et à la distribution des tracts, notamment dans les établissements scolaires, pour sensibiliser les populations.

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